| | | Esclavage et déraison [Warning AC & PV] | |
| | Auteur | Message |
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Thallys Barde


Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 24/06/2007
 | Sujet: Esclavage et déraison [Warning AC & PV] Dim 15 Juin - 6:01 | |
|  Là ou il était il flottait dans l’inconstant, là où rien n’avait de signification ou d’importance, là où tout n’était que liquide, bleu azur et vert chatoyant; se reflétant derrière ses paupières. Pourtant il commençait à se réveiller, tout doucement. Et l’espace de quelques secondes, ou quelques minutes il ne savait pas, il n’arrivait pas à rendre raison de ce qui défilait sous ses yeux. C’est avec un certain choc qu’il prit conscience que c’était le sol, plus précisément l’herbe baignée par le soleil cuisant qu’il voyait. Son corps se reprenait tout doucement lui aussi, protestant l'abus qu'il avait subit durant son sommeil drogué. Surtout son ventre, c'était la partie la plus douloureuse. L'odeur de transpiration et de bon cuir emplissait ses narines. Comme celle immanquable de cheval, pas moins que la corne de la selle qui lui rentrait dans les côtes, ni les cordes trop serrées qui mordaient dans la peau de ses poignets et avait fini par lui rendre les mains bleus. La langue pâteuse il essaya d'humecter sa bouche. La chaleur était vraiment accablante, et perché là où il était il n‘en était que plus facilement la victime. Le cheysuli leva la tête clignant répétitivement pour protéger ses rétines qui protestaient la lumière. Tout ce qu’il voyait avait une teinte blanchie, mais pas impossible à voir au contraire. Beaucoup de verdure, un bois, et sous les sabots du cheval sur lequel on l’avait flanqué, le craquement des cailloux. C’était des détails sans importance, pourtant ils lui semblait que c’était des choses très importantes, mais il avait oublié aussi vite qu’il en avait prit conscience. Le cheval sous lui s’arrêta et dans la périphérie de sa vision il fixa sur une paire de bottes. Il remonta son regard et passa sa langue sur ses lèvres, ouvrant la bouche un trait pour la rafraichir. L’homme aux bottes avait débouché la gourde à sa taille, et semblait vouloir la vider sans même prendre la peine de respirer. Il fallait qu’il combatte l’impression de coton, de guimauve gluante qui semblait avoir assaillit son esprit, et au bout de quelques secondes il réussît à connecter avec sa bouche. -De-de l’eau, s’il vous -- s'il vous plait.
L'homme en question jeta un regard sur la petite forme recroquevillée sur la selle de son cheval. Hartigan, son capitaine, lui avait demandé d'accompagner cette petite chez ces nouveaux propriétaires à durée déterminée. Il avait accepté sans trop de difficultés. Entre ça : un peu de marche, ou devoir s'occuper avec les marchandises illégales qu'il fallait charger et décharger il n'y avait même pas eu besoin de réfléchir. C'est comme ça qu'il s'était retrouvé là, avec deux autres types. Chiants d'ailleurs, d'une parce qu'il ne les connaissait ni d'une ni deux (ces messieurs étant là de la part d'autres capitaines pour faire commerce) mais aussi parce qu'ils passaient leur temps à reluquer la petite. Pas qu'il était contre, lui même ne s'en privait pas, mais les ordres étaient strictes. Pas de lambinage, et surtout pas touche. Mais rien ne l’empêchait de jouer au salaud s’il en avait envie. Les deux autres gars avaient procédé de la même façon que lui, sauf qu’eux ils étaient au cidre depuis le début du voyage un deux jours et demi plus tôt. N’empêche qu’elle avait été efficace cette drogue, elle avait pioncé tout le long. -Hum…Je ne crois pas non. Même pas avec de jolis mots sortant de cette jolie p’tite bouche. Boucle là et estime toi heureuse on est presque arrivés.
Presque voulait traduire encore toute l’après-midi, et Thallys avait été ignoré à partir de ce moment là alors qu’il ne faisait que de demander de l’eau, ce qui vraiment aurait dût être la moindre des choses. En fin d’après midi ils s’arrêtèrent sur la berge calme d’un petit fleuve, déchargeant le cheysuli comme un vulgaire sac à patates et s’occupant des chevaux avant même de poser un œil sur lui. D’un côté il en était reconnaissant, dans son état actuel de déshydratation il y avait peu qu’il pouvait faire. L’homme aux bottes déclara qu’il allait attraper quelques poissons, se déchaussa et remonta les jambes de son pantalon, s’immisçant dans l’eau jusqu’aux genoux, se penchant les bras tendus dans l’eau avec un regard alerte. Thallys, lui, en profitait pour essayer de dégager ses poignets des cordes. Il avait eu tout l’après midi pour réveiller son esprit mais il était physiquement fatigué et un puits de désespoir face à l’inconnu manquait de l’englober depuis. Il ne savait vraiment pas ce qu’on avait en réserve pour lui et pour tout dire il était terrifié. Une main se posa sur son bras et le souleva du sol comme autant de bois mort, Thallys fixa un des deux autres hommes avec des yeux écarquillés. -Je-les cordes -- c’est-c’est trop serré… Le type leva un sourcil pas du tout impressionné, comme si en réalité il mentait, ce qui n’était pas tout à fait faux, mais c’est vrai que les cordes étaient trop serrées. -Tu te plaint beaucoup toi. T’as toujours soif je suppose ? Il n’aimait pas du tout le ton qu’il venait d’employer, son ventre se crispant en tout un tas de nœuds, mais il savait qu’il valait mieux qu’il réponde, la question lui avait été directement adressée. -O-Oui. Son visage prit soudainement une expression terrifiée, l’homme souriant très largement, expression peut rassurante. En quelques foulées, ses pieds trainant par terre, on le balança facilement et littéralement. Le cheysuli s’écrasa dans l’eau glacée du fleuve. Un court instant il était tellement choqué qu’il n’eut aucune réaction, et la seconde d’après il avait avalé plusieurs gorgées d’eau gelée. Quelque chose le tira en arrière et il refit surface, crachant et toussant, tétanisé et tremblant. Les trois hommes riaient et l’homme aux bottes qui l’avait repêché transféra la prise sur sa chemise trempé à ses poignets l’autre main attrapant le devant de son col et tirant pour dégager les boutons. Il ne lui fit rien. Rien d’autre à part ramasser du sable dans le lit de la rivière et le frictionner avec en office de savon. Mais c’était quand même un viol, même si ce n’était que de son intimité, de pudeur. Après il se poussa hors de l’eau et dans l’herbe, lui balançant une couverture et une chemise au visage pour ensuite devoir lui couper les cordes parce qu’il ne pouvait rien faire. Le sang re-circulant soudainement dans ses doigts bleus le laissa gémissant de douleur, et quand il pût enfin plier les doigts il essaya avec ses doigts engourdis de se débarrasser de ses vêtements déchirés et de s’enrouler dans la couverture pour chasser le froid dans ses os. Il tremblait, par intermittences et les trois hommes bien qu’hilares précédemment ne lui dirent rien quand il se rapprocha doucement du feu qui n’avait pu être allumé que par magie pour crépiter aussi rapidement. Misérable, il les regardât manger leur poisson et boire. Fuir ne servait à rien, il se ferrait attraper tout de suite, et il était sûr de ne pas aller bien loin même s’il arrivait à se convaincre de se jeter dans la rivière. On lui balança une gourde et une miche de pain qu’il dévora en un clin d’œil tellement il avait faim. Pour le reste de la soirée il le laissèrent tranquille, s’organisant entre eux pour les veillées durant la nuit. Ca n’empêcha pas l’homme aux bottes de lui rattacher les poignets même si cette fois il ne sera pas autant que ça, mais -après quelques essais sous le couvert de la couverture- si elles l’étaient, assez pour pas qu’il s’en dégage. Thallys enfila la chemise qu’on lui avait donné et se ré-enroula la couverture avec le vague espoir d’avoir moins froid, et resta éveillé toute la nuit à se poser toute sortes de questions sur ce qui allait se passer, il savait très bien que ça ne serrait pas plaisant du tout. Les quelques semaines qu’il avait passé en liberté l’avait fait oublier, un peu, ce qu’il avait subi aux mains de ce malade. Mais la marque au fer rouge dans son dos moins que la malédiction qui le forçait toujours à genoux était restée un rappel constant dont il ne pourrait jamais se débarrasser. Le pire était aussi de savoir comment il pourrait un jour revenir à lui-même, retrouver un semblant de normalité, mais il ne pouvait rien dire. Cette connaissance le désespérait, parce qu’il ne pourrait jamais s’amener… non il se tuerait avant. S’il en avait le cran. Et s’il le pouvait aussi, puisqu’on semblait vouloir le garder en vie coûte que coûte. |
|  | | Thallys Barde


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 | Sujet: Re: Esclavage et déraison [Warning AC & PV] Mer 29 Avr - 2:10 | |
| Au lever du jour le froid était mordant et il n’avait pas fermé l’œil de la nuit, ce qui semblait déplaire aux trois qui ronchonnèrent, sans doute déçus de ne pas pouvoir lui tirer sa couette pour le réveiller rudement. Le chef du groupe lui ordonna de s’occuper du camp de fortune, et tandis qu’il roulait les couvertures et les attachait avec des lanières de cuir, l’autre réarrangeait son paquetage ce qui laissait les deux autres qui avaient disparu, l’un vers la rivière, l’autre s’occupait des chevaux. Il faisait le nœud du dernier rouleau quand le chef aux bottes lui envoya un peigne sur les genoux. -Démêle-toi les cheveux, t’as l’air crade. Il se mordit la langue pour ne pas répondre, aucune raison de toute façon. Assis les jambes repliées sous lui il s’attaqua à la masse de nœuds qui avait séché sur sa tête durant la nuit. Ils étaient longs, beaucoup trop longs et lui chatouillait maintenant facilement la taille alors qu’il les avait toujours gardés aux épaules pas plus. Quand il travaillait dans l’auberge-bordel de Paddy il ne les avait pas coupés, on lui avait même dit que ce serrait dommage. Alors il ne l’avait pas fait et il avait oublié, les tresser devenait un automatisme. Mais en vérité il détestait ses cheveux longs comme ils l’étaient, ça ajoutait à l’illusion du féminin. Il arracha rageusement un nœud, comme il l’aurait fait pour démêler et affiner la crinière d’un cheval, seulement c’était ses cheveux et pas une crinière alors il se faisait mal en même temps mais il n’en avait rien à faire, c’était tellement emmêlé qu’il avait envie d’y mettre un coup de ciseau, ou à défaut un couteau. Puis il réussi finalement, le scalp brulant un peu et juste à temps pour que grosses bottes signale leur départ dans un beuglement tonitruant auquel il sursauta à moitié. Chacun attrapa sont barda et il enfila précipitamment ses bottes avant de se lever. Il serra ses bras autour de sa poitrine se rendant soudainement compte qu’il était nu sous la chemise qui laissait dépasser un peu trop de cuisse à son goût. -On va pas t’attendre toute la journée ! En route, bordel ! Thallys regarda grosses bottes qui s’était déjà mis en selle, un peu éberlué, il allait le faire marcher à peine habillé comme il l’était ? Le cheval partant à un pas actif le fît bouger et il avança encore plus vite quand un des deux autres le poussa en avant. Regardant par-dessus son épaule avec des yeux larges il pressa le pas pour rattraper le bai de grosses bottes plutôt que de rester derrière avec les deux autres qui se mirent à rire amusés par sa réaction. Se mordant la lèvre et tenant le bas de sa chemise pour que rien ne dépasse plus que ça ne le faisait déjà il accéléra et resta collé au flan du bai. Ce fût une longue matinée et ils s’arrêtèrent un moment à côté d’une petite mare aux rochers couverts de mousse, pour boire et souffler un peu. Après une autre heure ou deux le chef mît pied à terre et marcha sa monture plus profondément dans les bois avant de s’arrêter et de donner les rênes à l’un des deux autres. -Attendez là vous deux, toi tu viens, on marche. Thallys n’eût d’autre choix que de suivre, mais il jeta un coup d’œil curieux en arrière avant de suivre l’autre. Il fronça les sourcils avançant silencieusement dans le paillis le long du chemin. Il n’aimait pas poser la question, par peur de la réponse mais il la posa quand même. -Où allons-nous ? demanda-t-il levant les yeux sur les grands arbres droits, leur feuillage clairsemé, et vert profond vers le haut. -Tu le sauras bien assez tôt, maintenant la ferme. Bientôt il sentit des présences autre que celles des deux laissés derrière et il regarda autour de lui remarquant une ombre dans celle des arbres, non deux, pas plus. Le mouvement d’hommes sous les feuillages. Il se faufila près de l’autre pas du tout rassuré et chuchota. -On - on est pas seuls… L’autre s’arrêta mains profondément enfoncé dans ses poches et lui adressa un sourire en coin qui draina tout le sang de son visage et le gela jusqu’aux orteils. -Je sais. Hallo freund. Des formes émergèrent des bois, de grands hommes aux pantalons et aux semelles épaisses, pas rasés ou barbus, leurs larges visages durs et graves. Certains portaient des haches, d’autres portaient simplement des gros couteaux de chasse à la ceinture. Il étaient cinq, deux paires qui pouvaient être des frères, et un autre, brun, au nez de rapace qui arborait un large rictus. Grosses bottes n’avait pas l’air phasé, le regard indifférent tandis qu’ils étaient encerclés, la sensation de danger courant le long de sa colonne vertébrale dans la brize. Il sursauta quand l’un d’eux leva sa hache sur une de ses épaules, un type au crâne rasé avec une barbe et des yeux pleins de spéculation. -Freund, acquiesça celui-ci tandis qu’une main agrippait le bras de Thallys par derrière, et qu’une autre entourait son cou quand il essaya d’y échapper. Deux hommes, quatre à cinq fois sa taille et son poids l’agrippèrent fermement, lui tordant les bras dans le dos. Grosses bottes et le crâne rasé échangèrent quelques mots gutturaux, trop rapidement pour qu’il comprenne. -Voyons c’qu’on nous donne là, l’un d’eux dit en faisant sauter les boutons de sa chemise et la lui enlevant avec l’aide des deux qui agrippaient ses bras. Thallys se débattit désespérément, venant de comprendre avec une clarté sans précédent ce qui allait se passer, qu’on allait l’abandonner ici avec eux. -Non ! -Foutez lui un bâillon, putain, grogna l’un d’eux et une boule de tissu fut logé dans sa bouche, une autre autour de sa bouche et attachée à la nuque. Ils lui attachèrent aussi les poignets dans le dos, le soulevant à moitié du sol ce faisant. -Joli, commenta l’un des frères chauve. Celui-ci avait un ventre énorme qui pendouillait par-dessus sa ceinture et des poils dépassaient du col de sa chemise à moitié ouvert. Il traça une main énorme sur le ventre nu de Thallys, elle descendit encore plus bas pour agripper son entrejambe d’une poigne ferme. -Regardez moi ça, aussi doux que des fesses de bébé. Celui au ventre plat et qui semblait plus vieux adressa quelques derniers mots avec grosses bottes et changea de langue pour qu’il puisse sans doute comprendre. -T’en fais pas, nous ne sommes pas à court de gros bras ici. Le brun agrippa son visage, forçant sa tête en arrière, l’inclinant sur les côtés pour l’inspecter sous toutes les coutures. -Jolie p’tite chose. On a besoin d’un p’tit jouet dans son genre à la cabane, l’apprendra sa place bien assez vite. Grosses bottes vint se placer devant lui et pencha la tête sur le côté le scrutant de haut en bas avant de tourner les talons et de partir, lançant un vague au revoir par-dessus son épaule. -Tschüs ! Il fut propulsé en avant par les mains sur ses bras, entre les deux bucherons sur le chemin opposé à celui que venait de prendre l’autre. Plus profondément dans la forêt avec ses drôles d’arbres qui recouvraient le sol de leurs feuilles-aiguilles. Il passèrent une clairière où un grand nombre d’arbres avaient étés abattus, leurs souches saignant dans leur sève. Un peu plus loin ils arrivèrent près d’une collection de bâtiments en gros bois. Une cabane avec un gros chien endormi sous le couvert du porche, de petites écuries avec un corral vide, une remise et un dépôt. Les arbres avaient étés dégagés aux alentours pour que l’herbe ai suffisamment de lumière pour pousser sur la butte où était la cabane; Mais il n’y avait que quelques carrés qui arrivaient à survivre, entouré de terre et de boue. En passant à côté de l’écurie Thallys pu voir une ligne de pattes d’animaux ballants. Chevreuil, renard, loup, et quelque chose d’assez large pour être un ours. Le côté de la cabane et de la remise étaient décorés de crânes d’animaux, principalement les bois de cervidés, mais certains étaient d’origine moins évident à discerner. Les masques de mort lui donnait peu d’optimisme sur la nature de cet endroit et il frissonna, enfonçant ses talons dans la terre tandis qu’il le forçait jusqu’à la cabane. Ils lui tordirent les bras et le forcèrent la distance restante, s’arrêtant seulement pour lui arracher les bottes qu’il avait encore aux pieds. Un des plus jeunes aux cheveux châtain-roux et aux sourcils proéminents arriva avec un collier en cuir de trois doigts d’épaisseur avec une grosse boucle, qu‘il fixa autour de son cou. Dans la cabane, un espace jonché avec une grande pièce contenant une cuisine, un foyer et une petite alcôve sur le côté où il pouvait voir des couchettes superposées. Il y avait une table en bois avec des bancs, un comptoir avec des placards au dessus. Une antique cuisinière, caisses, commode et coffres, et des outils divers étaient entassés près des murs. La seule partie dégagée c’était devant la cheminé où il avait une peau d’ours et cinq fauteuils au bords. Il y avait aussi une cage de trois pieds de haut et quatre pieds de long vers laquelle il le menèrent. Le plus vieux au crâne rasé ouvrit la porte tandis que les autres détachaient Thallys, l’agrippèrent par les cheveux et le fourrèrent tête la première dans la cage. Quelqu’un poussa ses pieds à l’intérieur, la porte claqua et la serrure cliqua, fermée. |
|  | | Thallys Barde


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 | Sujet: Re: Esclavage et déraison [Warning AC & PV] Jeu 11 Juin - 5:25 | |
| Ils l’eurent à peine enfermé dans sa cage que Thallys arrachait la bande de tissu accroché à sa nuque et recrachait la boule de tissu sur sa langue, avec une irrépressible envie de vomir. Il humecta sa bouche en s’enfonçant le plus possible dans sa cage, remontant ses jambes sous son menton, ne quittant pas d’un instant les cinq brutes qui s’étaient installés à table et nettoyaient les lames de leurs haches ou les affutaient à l’aide de pierre aussi grosses qu’un de ses poings. Puis finalement ils rangèrent leur matériel nettoyé de sciure et de sève, et l’un d’eux sortit un seau de fricot et versa dans deux larges bols le gruau cartilagineux. L’un il posa sur le porche sifflant le chien. L’autre, il mit dans la cage aux pieds de Thallys. Il se tassa au fond de sa cage, son expression un mélange de dégoût et de nausée. Ça puait, mais ça avait l’air pire. Des morceaux coupés d’intestins d’animaux mélangés avec ce qui étaient sûrement des restes des repas passés. Le chien avalait avec avidité. Thallys lui se retenait de vomir. -Si tu ne mange pas maintenant tu n’auras rien jusqu’à demain. Le gros chauve le regardait avec des yeux froids et avisés, un ou deux cheveux gris disséminés dans sa barbe. Thallys agrippa les barres de sa cage le regard furieux et sa bouche allant plus vite que son sens de préservation. -Je ne suis pas un animal ku’reshtin ! Je ne manges pas dans un bol par terre. L’homme pencha la tête et les autres dérivèrent jusqu’à la cage. Deux chauves avec des barbes, l’un avec les muscles cordés, l’autre avec un large ventre protubérant. Deux plus jeune hommes presque identiques aux cheveux bruns-roux, de petits yeux et des épais sourcils surplombants, et un homme aux épaules larges, au nez de rapace, les cheveux noirs et des mains anormalement larges. -T’as entendu ça Karl, c’est pas un animal -railla le gros avec dédain. Karl leva un sourcil et s’accroupit à côté de la cage à hauteur d’yeux du cheysuli. -Quoique t’es été tu n’es plus rien alors tu as tout intérêt à faire ce qu’on te dit si tu ne veux pas qu’on t’atterrisse dessus. T’es plus qu’un esclave, et tu ferrais mieux de t’y faire. Thallys lui cracha au visage, il ne pût as s’en empêcher et réalisa trop tard son erreur. Karl s’essuya le visage d’un revers de main et recula, laissant les autres ouvrir la cage. Mes mains s’engouffrèrent à l’intérieur et l’agrippant par le premier membre disponible par lequel ils le trainèrent hors de la cage lui se débattant frénétiquement. Un poing s’abattit sur son ventre et tout l’air contenu dans ses poumons se déversa dans un souffle. Quand il se plia en deux ils l’abattirent sur le sol, tordant ses bras dans son dos et les attachant ensemble des poignets jusqu’aux coudes. Paniqué il donnait des coups de pieds et accrocha quelqu’un au visage, la réponse fût extrêmement rapide et douloureuse et un botte connecta durement avec son estomac. Il essaya de se replier sur lui-même mais on le relevait par ses bras pour ensuite le jeter à terre avec les bras tendus en l’air, si bien qu’il se retrouva à genoux la joue enfoncé contre le parquet. -Eh ben, si ça c’est pas un joli p’tit cul qui demande de l’attention ! -dit le gros. -On va lui chauffer un peu. Ils se mirent à le frapper avec une fine branche assez souple pour agir comme un fouet et suspendu par ses bras comme il l’était il restait vulnérable à la douleur mordante. Il essayait de se dégager au début, aux premières six-sept coups. Mais quand le supplice continua il sanglota, ses reins, fesses et cuisses devenant un centre de douleur cuisante. Celui qui manipulait la branche le faisait avec précision et ne laissa aucune zone y échapper. Puis ça s’arrêta enfin quand il en avait été réduit à gémir et supplier. Le bol de gruau fût poussé sous son nez, il ne pouvait à peine le voir au travers de ses larmes. Karl leva sa tête en agrippant ses cheveux, glissa le bol sous son nez et lui enfonça le nez dedans. -Bouffe salope ! Thallys releva le visage , s’étouffant, ayant inhalé des morceau du gruau. Karl ne lui donna pas la moindre chance de reprendre son souffle que sa botte s’abattait sur son cou et qu’il lui replongeait la tête de nouveau dans le contenu du bol. Il se noyait dedans et la branche mordait de nouveau dans sa peau, et ils riaient. Jusqu’à ce qu’il commence à se sentir partir, une douleur cuisante s’étant emparé de ses poumons. Alors la pression sur sa nuque se retira et on lui souleva de nouveau le visage par les cheveux. Des morceaux de viande et de nourriture rance dégoulinaient sur son visage, coulant de son nez tandis qu’il essayait de reprendre son souffle, toussant pour dégager les morceaux qui s’étaient bloqués dans sa gorge. Sven le laissa faire, le laissa tousser et reprendre son souffle et calmer ses poumons puis il s’accroupit près de lui et lui dit doucement. -Maintenant tu mange tout salope. Chaque petit morceau. Et il le fit, choqué au-delà du défi, il enfonça son visage dans le bol et aspira le liquide rance, avala les morceaux flottant entiers dans un effort pour s’en débarrasser le plus rapidement possible. Ils le firent lécher le bol et le sol ou ça s’était renversé. C’était impeccable une fois qu’il eût fini. Le brun, Sven, lui nettoya ensuite la bouche avec un linge humide, le ramassa et le renferma dans sa cage toujours attaché. Il se recroquevilla sur le côté grilles du fond de cage rentrant dans sa peau nue, estomac protestant ce qui l‘emplissait. Son dos, ses fesses et haut de cuisses étaient bouillants, il sentait le mince filet de sang qui coulait de dizaines de fines coupures. Leur conversation un bourdonnement maussade juste hors de sa concentration. |
|  | | Thallys Barde


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 | Sujet: Re: Esclavage et déraison [Warning AC & PV] Jeu 11 Juin - 5:26 | |
| Il y eût le bruit de pieds de chaises frottant contre le sol quand ils se levèrent de table, le fracas de la vaisselle, puis le bruits des placards s’ouvrant et se fermant. Des bruits de pas, lourds et fatidiques. Peut-être que s’il faisait semblant de dormir ils le laisseraient tranquille ? -Il est temps d’apprendre ta place ici l’esclave. Peut-être pas. La porte de sa cage s’ouvrit à la volée et comme avant ils l’attrapèrent par les jambes, et le tirèrent jusque sur la peau d’ours devant le feu, où ils le laissèrent momentanément le temps qu’ils se déchaussent et enlèvent leurs chemises. Les jumeaux, eux, jetant leurs pantalons avec et s’agenouillant aussi nu que lui. Ils détachèrent ses poignets mais à cinq sur lui, tous plus grands et plus lourds il y avait peu qu’il puisse faire pour se débattre. Ils le forcèrent à se mettre à quatre pattes, mains sur ses poignets et jambes, le forçant à se tenir tranquille tandis que le gros chauve déboutonnait son pantalon et pressait son membre long et dur contre ses lèvres. -Ouvre bien grand et avale, salope -encouragea t-il, attrapant une poignée de ses cheveux et tordant son cou en arrière pour mieux s’aligner. -Tu vas lui briser la mâchoire avec cette chose Stein ! -prédit l’un des jumeaux en riant. -Ça passera -répondit-il, comme si c’était la chose la plus évidente du monde. -Ouvre-la -Karl agenouillé à son coté lui attrapa la mâchoire et pressa ses doigts contre les articulations, forçant sa mâchoire à s’ouvrir. Le membre de Stein s’insinua dans sa bouche, l’ouvrant de façon alarmante, rencontra le fond de sa gorge, stoppée par sa trachée spasmante. Des mains inquisitrices attrapèrent les globes de ses fesses, les séparant, et touchèrent son intimité. -Belle vue -quelqu’un fit la remarque. Un doigt le pénétra, la pénétra, entra dans sa chair. Thallys hoqueta et Stein en profita pour s’enfoncer plus loin dans sa gorge qui se contractait. Le doigt bougeait, une parodie de ce qu’ils allaient faire. -En fait, je paris qu’elle va mouiller. Le doigt se retira un peu, pour aller plus bas, frotter entre les lèvres de son intimité. Tout son corps trembla, tressauta, parcouru de frissons involontaires et ses reins se cambrèrent de leur propre accord. A l’intérieur de ses cuisses, les nœuds semblaient brûler comme les braseros de l’enfer. Un bruit étranglé lui échappa, et l’homme dans son dos se mit à rire tout en en retirant ses doigts. Un corps bougea derrière lui, écartant encore plus ses cuisses et tenant ses hanches d’une main de fer. Quelque chose de beaucoup plus large qu’un doigt frotta entre ses cuisses, puis s’arrêta trouvant sa marque, pénétra un peu pour mieux s’enfoncer d’un coup d’un seul. Son cri s’étouffa contre la chair dans sa bouche. Maintenant embroché des deux cotés, les autres mains relâchèrent leurs prises pour errer sur le reste de son corps et pincer ses mamelons. Il gémissait, et non de plaisir, corps secoué d’avant en arrière par les rythmes jumelés des deux hommes qui l’envahissaient. Tout ce qu’il pouvait voir c’était les poils rugueux et la chair molle de l’entrejambe de l’homme dans sa bouche. De sa gorge émettait de petits bruits, des sanglots gémissants qui se perdaient dans les claquements de chair contre son visage, et ses cuisses tandis que l’homme derrière lui donnait coup de boutoir l’un après l’autre. -Verdamnt…elle est tellement étroite, ça en fait presque mal. -Pas pour longtemps, un autre pouffa, Allez les gars, dépêchez-vous. Un des jumeaux se mit à hauteur de son visage, se frottant contre sa joue, laissant des traces mouillées et scintillantes. Stein agrippa une poignée de ses cheveux dans chaque main et tira en avant son visage, dans ses poils rugueux, essayant de se forcer encore plus loin dans sa gorge tandis qu’il venait, répandait flot après flot de jus âcre. Dépensé, il s’ôta de sa bouche. Thallys n’eut pas le temps de refermer sa mâchoire que celui derrière lui agrippait ses cheveux et le tirait en arrière ; le forçant à genoux, lui tordant la nuque douloureusement. Corps tordu, courbé en arrière, mains griffant l’air pour finalement s’enfoncer dans la chair de ses propres bras ; Thallys serrait la mâchoire dans la vague tentative de garder ses cris. Son bas ventre était douloureux, chaque coup de boutoir frappant son cervix, remontée électrique dans tout son corps. Forçait quand même des cris à jaillir entre ses dents et le faisait s’enfoncer ses ongles encore plus loin dans ses bras, pour fixer son attention sur une autre douleur. Le rythme changea, devenant plus dur, rapide, un peu plus désordonné. Un bras s’enroula autour de sa taille, le ramenant contre un torse, un râle rauque dans son oreille le fît frissonner. Des dents qui pinçaient la base de son cou, puis s’enfoncèrent dans la chair cicatrisée lui arrachant un cri plus aigu, dégouté, et plus fort que les autres. Les hanches de l’homme derrière lui avaient pris ce rythme effréné, et le bras autour de sa taille était un vrai étau. Toute semblance de contrôle s’était envolée, ses cris avaient redoublés d’eux même, suppliants. Ca faisait trop mal, chaque coup répété dans son fondement violent faisaient jaillir ses sanglots d’eux même. Jusqu’à ce que l’homme ne se tende, s’enfonçant une dernière fois, la mâchoire serrée sur son épaule. Son bras semblant vouloir briser ses côtes, et la prise sur ses cheveux assez forte pour lui arracher des poignées entières. Sven le lâcha, le poussa en avant, satisfait. Thallys s’écroula sur la fourrure tentant de s’enrouler sur lui-même. Une main se posa sur son bras, et le cheysuli leva des yeux larmoyants et suppliants sur le visage de l’un des jumeaux. Sa gorge lui brûlait et sa voix était terriblement rauque, au vu de l’assaut qu’elle venait de subir, il arrivait à peine à parler, ses dents s’entrechoquaient. -S’il vous plait… Sa réponse fût l’esquisse d’un sourire qui n’avait rien d’amical, féral dans son intensité. Le jumeau le tira vers lui, agrippant ses bras, le mettant et maintenant à genoux contre sa poitrine. Thallys essaya vainement de repousser la masse devant lui mais la prise sur ses bras se resserra en avertissement. C’était dur de ne pas se débattre alors que son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine et ça le fût encore plus lorsqu’une langue traçait de façon très subjective la ligne de sa mâchoire. Subitement tout bascula, et il tomba en avant, atterrissant sur la large torse parsemé de poils du jumeau. Paniqué il essaya de battre en retraite seulement pour se retrouver à califourchon sur lui, mais ses bras étaient toujours coincés et il se retrouva tiré en avant une fois de plus. La poigne se transféra à ses poignets, tenus dans une grosse main. Bras tendus au dessus de sa tête, il se retrouvait à le fixer droit dans les yeux mais de sa main libre le jumeau poussa son visage vers le côté. Exposé dans une telle position Thallys sursauta violemment, au grand amusement des observateurs, quand une autre paire de mains rugueuses agrippa ses hanches. Le jumeau grogna, agrippant l’arrière de son genou avec sa main de libre et lui remontant la jambe, puis la dite main glissa entre ses cuisses. Il trembla quand le jumeau sous lui le pénétra, mais celui-ci ne bougea pas immédiatement, grogna par-dessus une de ses épaules. -Verdamnt Olaf, dépêche toi. Il resserra son emprise sur ses poignets. Thallys trembla, un frisson remontant le long de sa colonne vertébrale, trépidation peureuse coursant dans se veines, le sang battait dans ses tempes et le nœud dans son ventre se resserra d’un cran. Il poussa un cri et tenta de se relever une fois de plus quand les mains sur ses hanches agrippèrent sans préambule les globes de ses fesses. Olaf le repoussa en avant avec un coup sec entre les omoplates, et il se retrouva de nouveau à regarder le jumeau, Bo, dans les yeux. Les siens grands ouverts, cerclés de blanc tellement la peur le nouait en entier. Son souffle se coinça dans sa gorge, les mains étant revenus à leur premier objectif. Un doigt traça de ses reins jusqu’à son intimité. Bo grogna, un avertissement qui ne lui était pas adressé, les doigts trempèrent de son essence, puis remontèrent, caressant autour de son anus. Thallys secoua la tête paniqué, suppliant avec ses yeux, Bo qui le regardait, murmurant rapidement presque contre les lèvres de celui-ci. Le jumeau agrippa une poignée de ses cheveux à son front et lui écarta le visage du sien. -Sheisse, Olaf ! Un doigt plongea enduisant sans attention, trop rapidement, puis Olaf bougea entre ses cuisses, Bo remuant pour qu’il s’accommode. L’autre jumeau re-agrippa son derrière, écartant les globes pour mieux s’y insinuer, et se centrant sur sa cible plongea sans préambule. Rien n’aurait pu le préparer à la douleur. Bo lâcha ses poignets, ses mains agrippant ses hanches avec celles de son jumeau. Bouche ouverte sur un cri silencieux, et larmes jaillissant d’entre ses paupières closes, Thallys agrippait, lui, une poignée de poils bruns dans chaque main. Ecroulé contre Bo, front posé sur une de ses épaules il ne pouvait qu’endurer. -Maintenant tu comprends hein salope. T’es rien de mieux qu’un putain, une pute qui vaut rien à par ses trous. Pour la énième fois on lui agrippa les cheveux, et cette fois ci le visage de Karl le fixait. -Vas-y, dis le. Que t’es rien de mieux qu’une pute, des trous, que t’es une merde, un déchet ! Dis le ! -…J’- - Je - - Je suis- -gasp - - gasp - - une pute - - des trous. Ahhh - - je suis - - gasp - - un déchet…rien de m - - ahhh - - qu’un - - déchet… Karl le repoussa en avant, le rythme des jumeaux devenant frénétique. Olaf convulsa, ses doigts se crispant sur ses hanches, et se retira pur éjaculer sur son dos. Une fois son frère retiré Bo les bascula en arrière avec un grognement, donnant quelques rapides coups de hanches avant de se vider avec un râle satisfait. Les deux l’abandonnèrent alors sur la fourrure.
C’est fini, c’est fini. Cette pensée tournait dans sa tête, il était à peine conscient de ce qu’il se passait autour de lui dans la cabane douloureux sur le sol, à peine conscient d’eux circulant dans le cabanon. Il y eût le grincement d’un fauteuil, et le parfum du tabac qui brûle. Des mains attrapèrent ses jambes et le tirèrent en bas. Il cligna ses yeux fatigués et étourdis sur Karl penché au dessus de lui, qui passait les mains sous ses genoux et les poussait vers sa poitrine, glissant son membre entre ses cuisses, pénétrant le premier orifice. Il s’insinua, s’appuyant sur l’arrière de ses genoux et donnant de vigoureux roulements de hanches, tandis que Thallys sanglotait et gémissait épuisé. Brisé. Ils s’amusèrent avec lui bien dans la nuit, dans la lumière oscillante du feu de cheminé, à tour de rôle, à un ou à deux. Il les entendit dire que ça faisait plus d’une saison qu’ils avaient "baisé" autre que la variété à cinq doigts. En fait ils dépensèrent leurs frustrations sur lui. Pendant une grande majorité de la soirée il avait été inconscient, retrouvant ses esprits que dans la douleur ou dans des instants de suffocation imminente. Et ils finirent quand même par se lasser. Lorsque son épuisement était tel qu’il n’esquissait plus le moindre mouvement. Ils le fourrèrent alors dans sa cage ou il s’endormit immédiatement. Un profond et noir sommeil plus près d’un coma qu’autre chose. |
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