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 Proche d'une boîte de chocolats...

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Atrazine
Haute Mord-Sîth
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Nombre de messages: 58
Localisation: Là où tes pires cauchemards prennent vie.
Date d'inscription: 02/06/2007

MessageSujet: Proche d'une boîte de chocolats...   Mer 8 Avr - 21:49

Atrazine avait entraîné Kanate jusqu'à la grande place des Pierres Levées d'Armenelos. Ils avaient fait la queue, non sans avoir acheter rapidement des bellicornes au Cercle des Fées, en passant devant.
Elle avait payé la traversée, et avait posé sa main gauche sur le symbole de Celebalda, tenant Kanate par une manche.
La sensation familière d'être attrapée par le nombril, et d'être tirée l'emporta, et très vite, ce fut l'immobilité de l'intérieur des pierres, pendants une ou deux minutes, avant qu'ils ressortent au milieu de la cité féérique.

Les immenses arbres aux troncs couleurs argent, se dressaient autour d'eux, majestueux, reliés entre eux par les ponts. Les rues suspendues grouillaient de monde, et la place centrale des pierres levées était tout aussi bondée.
La mord sith soupira, le voyage en mer l'avait fatiguée, et la traversée par les pierres, avait quelques conséquences sur son état. Elle sortit l'agiel de son décolleté, et le passa sur la peau tendre de son avant-bras, la douleur lui donnerait la force. Comme pour toutes ses consoeurs. Elle le remit en place.
Elle allait devoir reprendre son apparence originelle avant d'aller chez Piri. Elle fouterait sans doute à nouveau la trouille à tout le monde. Ce qui était plus plaisant encore de se faire reluquer pour sa grosse poitrine. Elle reprendrait aussi son uniforme, qu'elle gardait dans son sac. Elle jeta un oeil à l'andain à coté d'elle. C'était un bleu.
Il y avait cette raison qui faisait qu'il n'allait pas pouvoir rester avec elle. Il vomirait certainement en voyant les choses dont elle était capable. Des Kura'Dom, il ne restait qu'un amat de chair à vif, maintenant en putréfaction, elle avait répendu les entrailles de plusieurs personnes, elle se demanda si William survivait à sa blessure, après tout, elle avait enfoncé sa main dans sa carge thoracique, et avait gelé son coeur, avant d'essayer de lui faire sortir les intestins... Intestins, qu'une de ses victimes avaient fini par cracher par la bouche. Et elle se demanda, si Galadan avait à nouveau des yeux, après tout, elle le lui avait crevé lors de leur dernière confrontation.
Elle pinça les lèvres.
-Je vais à l'auberge de Finarfin's... je vous conseille les jardins suspendus de la ville, si vous ne voulez pas rentrer tout de suite. Visitez un peu. Et pour trouver vôtre chemin, demandez aux gens, ils savent tous où se trouve l'auberge de Finarfin. Demain, nous atteindrons le but de mon voyage...

Elle pivota pour le regarder.
-Vous risquez d'être déçu par ce qui va suivre. Vous avez l'air complètement ignorant... Demandez un peu, aux gens, qui est Atrazine. Et nous verrons, si vous voulez réellement voyager avec moi après ça.
Elle fit volte face, le laissant réfléchir, elle même ayant besoin de remettre un peu d'ordre dans son crâne.

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Atrazine
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MessageSujet: Re: Proche d'une boîte de chocolats...   Mer 22 Avr - 22:53

Atrazine avait laissé Kanate.
L'andain si naïf. L'andain si innocent.
Elle n'avait pas vraiment de remords. Elle avait pu jouer autre chose que la méchante en étant avec lui. Seulement maintenant, elle ne pouvait pas garder cette apparence qui n'était pas la sienne, mais celle de la femme qu'elle avait molestée avant de gagner Fendassë.
Elle accélèra le pas dans la ville elfique. Gagnant rapidement les paliers les plus hauts, avant de redescendres vers les racines. Là où il y avait de l'eau.
Les racines des arbres géants dans lesquels la citée de Celebalda était construite, plongeaient au coeur de la terre, puisant l'eau venue des Montagnes au Nord, eau qui nourrissait également le Lac d'Or Blanc.
Ces endroits ombrageux, étaient généralement déserts. C'était ce qu'il lui fallait. Toute Atrazine qu'elle était, et même si Finarfin la reconnaîtrait, elle ne pouvait se permettre d'entrer dans une auberge sous une apparence, et en ressortir sous une autre. Parce qu'il y aurait toujours quelqu'un pour se demander où elle avait mis le corps. Et c'était un contre temps qu'elle ne pouvait se permettre d'avoir.
Une fois certaine qu'elle était à l'abris des regards indiscrets, elle se débarassa de ses vêtements. La pauvre femme sur la route de Fendassë n'irait jamais jusque là pour les chercher.

Elle s'agenouilla sur le sol, et posa ses mains en étoile sur la terre froide. Elle exerça une légère pression, forçant son esprit à travers la terre, le long d'une racine. L'eau remonta à la surface, mouillant ses mains et ses jambes, avant qu'elle gèle.
Lentement, l'eau gelée continua son avancée, ses jambes et ses mains en furent recouvertes, puis son bassin, son ventre, sa poitrine, ses bras, son cou, son visage, et enfin tout son crâne. Atrazine relâcha la pression, et la glace se craquela. Des craquements sonnores, semblables à ceux de glaçon qu'on lâche dans un verre plein.
Les morceaux se fracassèrent sur le sol. Accrochés à ces morceaux, des lambeaux de chair rosée, un visage qui n'était pas le sien, comme une coquille en porcelaine peinte. Ses cheveux, qu'elle avait eu noirs, courts et bouclés, poussèrent, ses boucles s'alourdirent, se faisant plus grandes à mesure que ses cheveux cascadaient jusqu'à son dos, ses reins, ses pieds, et enfin jusqu'au sol même, où ils firent comme un tapis.
Sa peau prit une teinte pâle, très pâle, glaciale, où quelques veines bleutées transparaissaient. Son nez, si fin et si mignon, reprit sa forme originelle, plus long, mais toujours aussi fin, lui donnant un peu, un profil d'aigle. Ses paupières s'alourdirent, ses yeux prirent une teinte sombre, un bleu très profond. Ses lèvres se teintèrent de ce même bleu sombre, s'étirant, devenant plus fines. Ses jambes s'alongèrent, pour reprendre leur taille normale. Sa poitrine diminua alors que son buste se faisait plus étroit.
Atrazine se leva.
Ses cheveux bleus faisant comme une robe ajustée, dévoilant parfois un peu de cette peau porcelaine. Elle ramassa son sac, et sortit les vêtements qu'elle portait la confrèrie des Faiseurs de Morts. Elle enfila la robe bustier noire, avec un certain plaisir. Elle passa en suite des bas résilles noirs, avant d'accrocher le faut col de chemise autour de son cou, et de placer la cravate sur sa poitrine haute et galbée. Elle termina par la veste ouvragée, soulignée par des bandes d'argent sur le col, sur le revers des manches, et les fermetures ; ces même ornements retrouvés sur les bords de la robe, sauf pour le bustier, qui lui était souligné par de la dentelle noire. Elle boucla le ceinturon en cuir autour de sa taille, et enfila gracieusement ses cuissardes.
L'andain des glaces s'installa sur une racine, et coiffa ses cheveux. Elle sépara sa chevelure en deux, faisant deux chignons énormes de chaque coté de son crâne, avec une longue méche bouclée au bout partant de leurs milieux. Elle laissa deux mèches bouclées assez bizzarement, presque façon éclair, et plus courtes, pendre de chaque coté de son visage. Elle plaça son chapeau sur le haut de son crâne, entre les deux chignons. Elle passa aux doigts de ses mains, les bagues reliées à une protection pour le dessus, elle même relié à un braclet, qu'elle ferma sur ses poignets. Elle mit également ses boucles d'oreilles, et avec un peu de concentration, elle colora ses paupières de noir bleuté, tirant sur le gris-brun près de ses sourcils.
Ainsi, redevenue elle même, Atrazine dite L'épée de Glace, reprit le chemin des paliers surpérieur, en se demandant, si Kanate la reconnaitrait. Peu importait en vérité, demain, elle serait chez Piri.
Elle reverrait Galadan, qui l'avait battu, il y avait maintenant plus d'un mois entier de ça. Elle ferait face à ce rappel vivant de ses humiliations. Et à ce rappel vivant de l'amour qu'était Piri. Elle aimait cette humaine qui avait su imposer sa vision des choses aux Dieux même, qui supportait l'absence de son unique amour, et les frasques de son roi de fils.
Dans son sac, une boîte de chocolat, de couleur rose, avec des dorures dessinées à la main. Et ses chocolats fourrés à la guimauve saveur fleur d'oranger. La seule touche de chaleur dans son océan de Glaces.

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Kanate Mihotori
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MessageSujet: Re: Proche d'une boîte de chocolats...   Ven 19 Juin - 21:19

Kanate était dérouté par les dernières paroles de Atrazine et ne savait plus quoi penser d'elle Au cours du voyage, il ne l'avait jamais vu parlé ainsi, du moins pas aussi désagréablement. Cela l'avait surpris même choqué. Il fit tout de même ce qu'elle lui avait conseillé de faire, visité un peu la ville de lui même. Cette ville, grande, imposante, facile de se perdre. Il demanda également aux passants qui était réellement Atrazine. Il eu rarement une réponse, on aurait plus pensé que les gens évitaient le sujet ne voulant pas parler de cette femme. Les seuls qui répondait a Kanate parlaient d'elle comme une femme a évité, une tueuse sans pitié. Kanate n'osait pas croire se qu'il entendait, il ne l'aurait jamais cru capable de faire ça du moins pas de tuer. Une sorte de peur s'empara de Kanate, comme si elle le paralysait, l'empêchant de bouger malgré sa volonté. Au bout d'un long moment, ces muscles commençaient enfin a lui répondre, à obéir à ces ordres. Il recommença a marcher dans la ruelle qui était devenu déserte. Il cherchait la grande place sur laquelle Atrazine l'avait en quelques sorte abandonné. Une fois arrivé sur place, il s'acheta de quoi grignoter tout en ce rappelant ce que lui avait dit le passant «une femme a éviter» «une tueuse sans pitié». Se remettant les idées en place, il demanda la direction de l'auberge la plus proche. On lui indiqua l'autre bout de la ville.

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