Thallys Barde


Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 24/06/2007
 | Sujet: D'incertitudes en décisions. Sam 10 Mai - 5:00 | |
| Les remous de son estomac durait, même s’ils étaient plus supportables qu’avant. Ces drogues qu’on lui avait donné le laissait complètement amorphe dans les gros bras de Rat, ses membres étaient tellement engourdis qu’il n’avait pas la force de repousser quiconque, encore moins ce gorille qui le transportait sur son épaule. Le sommeil essayait de le tirer dans ses filets, aussi collante et difficile à repousser que la soie filée d’une toile d’araignée.
Une main se posa sur sa joue, et il sursauta. Il avait dût somnoler sans s’en rendre compte, et l’esprit pâteux il clignât lentement ses yeux sur le visage du capitaine, se forçant le plus possible à s’éveiller. -Je suis très content de cette petite trouvaille mes amis. Malheureusement, elle n’est pas aussi innocente que ça cette demoiselle, enfin j’emploi le terme demoiselle dans sa signification la plus large possible. Il y eu quelques rires bourrus, des commentaires qu’il n’avait pas la force d’esprit d’assimiler, et le capitaine se racla la gorge avant de reprendre. -Toujours est-il que je trouverait dommage de ne pas utiliser tout le potentiel de ma nouvelle pouliche, et comme je suis assez intéressé par vos avis j’aimerais que vous me disiez ce que vous pensez. -Tu as dit qu’elle n’était pas innocente, embelli ce point c’t’eu plait. Il y eut un claquement de doigt, et sa vision bascula de nouveau. Cette fois ci son regard se portait sur un haut plafond, la surface dure sous son dos confirmant que Rat venait de le flanquer sans cérémonie sur une table. Ca encore ça ne l’aurait pas tellement rendu appréhensif. Ce qui nouait son ventre c’était les visages flous qui dansaient dans sa vision. Il y en avait beaucoup trop, de toute façon rien qu’un c’était trop. L’un d’eux, un homme au visage dur et la peau brune, se pencha sur lui, halène fétide et aux résidus d’alcool. Le cheysuli réprima un haut le cœur, voyant les dents noircies et sentant la main à la peau craquelé agripper sa mâchoire. -C’est loin d’être une horreur à regarder, loin de là. Y’en a qui paieraient sûrement pas mal pour pouvoir la tester entre des draps…ou n’importe quel autre endroit d’ailleurs. Tu ne veux pas qu’on la teste avant de déterminer pour toi ce que tu devrais en faire ? -Non Geo- -Allez au diable !! Pétrifié par sa propre audace Thallys se ratatina sous les multiples regards, serrant les cuisses et s’attendant en tout point à recevoir un coup ou deux. La prise sur sa mâchoire se serra douloureusement. -Voilà exactement ce qui me fait hésiter, sa langue. Quoique ce serrait amusant pour moi de m’en charger moi-même, je penses que je finirais par perdre patience très rapidement et de la lui couper, mais ça serrait vraiment du gâchis. Et puis je n’ai pas le loisir de rester au port pour une durée indéterminée. Ah la la, les affaires… Marishka est complètement défigurée depuis la dernière fois, il lui faut bien une remplaçante, non ? Qu’en pensez-vous ? Le bourdonnement de quelques hommes alcoolisés jusqu’au nez, parlant tous en même temps et bougonnant de sorte que l’on ne les comprenne pas, et Thallys essayait vraiment de se faire oublier parce qu’il n’avait aucune idée de ce que tout ça voulait dire mais il était proche du point de non retour, poitrine se soulevant et cœur battant si fort qu’il aurait pu voler hors de sa cage thoracique. -Bon comme j’ai l’impression que ça vous emmerde c’est décidé, je vais la laisser entre de bonnes mains et on récupèrera le résultat dans quelques mois. Et comme ça vous serez tous contents et vous pourrez vous palucher tranquillement le cul dans vos sièges. Rat. Un ordre voilé dans un nom et le gorille sortait une seringue d’une boite, retournant une petite bouteille à la lumière des chandeliers, liquide mauve remplissant le tube transparent de son poison. C’était la première fois qu’il voyait ce produit là en particulier, et il se mit à repousser les mains qui voyant son agitation grandissante l’agrippaient n’importe où. -Non, non, non… Il agitait ses bras et ses jambes avec plus de force, tentant de frapper n’importe où du moment qu’ils lâchent prise, confus quand à la raison de sa panique; les mains ou la seringue qui approchait maintenant de son bras ? Pris d’hyperventilation, quelqu’un se mit au dessus de sa tête et lui releva la mâchoire pour lui éviter la vue de l’aiguille. Celle-ci pinça sa peau, lui tirant un gémissement battu, et le poison injecté. Cette fois, la sensation était des plus étranges, une chaleur cuissante se rependit dans tout son bras, remontant en quelques secondes jusqu’à son épaule. Ca allait très vite, et ses yeux clignèrent lentement, jusqu’à rester complètement clos, lui imposant une perte de connaissance noir profond. |
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